Daniel Ricciardo dans le club des 200…avec quelques regrets ?

En s’alignant sur la grille de départ de la prochaine course en Belgique, Daniel Ricciardo va devenir le 20ème pilote de l’histoire à atteindre 200 participations en Grand Prix. A 32 ans, l’Australien peut-il avoir quelques regrets ?

Daniel Ricciardo a participé à son premier Grand Prix de Formule 1 en juillet 2011, à Silverstone, au volant d’une très modeste HRT.

Placé au sein de l’équipe espagnole par Red Bull en échange d’une belle compensation financière, l’Australien a eu le temps de se faire la main dans la discipline reine du sport automobile jusqu’à la fin de la saison, avec une 18ème place comme meilleur résultat.

Mais l’essentiel était ailleurs : il s’agissait pour Red Bull d’acclimater son pilote au fonctionnement d’une équipe de Formule 1 pour le propulser, dès 2012, chez Toro Rosso, au côté du Français Jean-Eric Vergne.

Il restera deux saisons au sein de l’équipe italo-autrichienne, réalisant quelques coups d’éclat en qualifications et marquant 30 points en deux ans. Sa deuxième saison, probante, lui permet d’accéder au Graal du baquet Red Bull, en tant que coéquipier du tout nouveau quadruple champion du monde, Sebastian Vettel.

A la grande surprise de nombreux observateurs, Ricciardo va largement dominer son aîné en remportant ses trois premières victoires (Canada, Hongrie, Belgique) pendant que Vettel se trouve dans une spirale descendante.

Une fois l’Allemand parti vers d’autres cieux, le sémillant Australien pense enfin tenir sa chance d’être le leader de l’équipe en 2015. Mais le châssis raté de la RB11 et un moteur Renault qui manque de performance, ne lui permettent même pas de devancer au championnat son nouveau coéquipier, le Russe, Daniil Kvyat.

En 2016, son nouveau caillou dans la chaussure porte le nom de Max Verstappen. Le Néerlandais remplace un Kvyat en perdition et remporte, dès sa première course avec Red Bull, le Grand Prix d’Espagne, devenant par là même le chouchou de Christian Horner et Helmut Marko, les dirigeants de l’équipe autrichienne.

Malgré quelques excellentes performances et quatre autres victoires (dont une à Monaco), Ricciardo sent le vent tourner et décide de quitter la famille Red Bull pour tenter sa chance ailleurs.

Désireux de rejoindre McLaren dès 2019, il se voit barrer la route par le duo Lando Norris/Carlos Sainz, qui s’entend à merveille et réalise des prouesses pour ramener l’équipe de Woking sur le devant de la scène.

Il se tourne alors, peut-être un peu par dépit, vers Renault, qui l’accueille à bras ouverts et avec un salaire mirobolant. Mais, au sein d’une équipe en pleine reconstruction et malgré tous leurs efforts, l’association ne s’avérera pas fructueuse et il faudra attendre leur 32ème course ensemble pour voir le pilote vêtu de jaune et noir grimper sur un podium.

Certainement déçu, Ricciardo profite alors de la signature de Sainz chez Ferrari en 2021 pour sauter dans le baquet de l’Espagnol chez McLaren. Le mariage tant attendu a enfin lieu, laissant l’Australien et sa nouvelle équipe à la performance retrouvée, rêver de victoires.

Mais si la MCL35M fonctionne parfaitement bien aux mains de Lando Norris, « l’ancien » de la maison, Ricciardo peine à trouver ses aises et manque cruellement de performances. La comparaison à mi-saison avec son équipier ne laisse aucun doute quant à la domination franche du jeune Britannique.

A 32 ans, Daniel Ricciardo n’a certes pas encore dit son dernier mot en Formule 1. Il a cependant la lucidité de savoir qu’il n’atteindra jamais le record de titres mondiaux détenu par Michael Schumacher et Lewis Hamilton. Mais il vise encore au moins une couronne mondiale pour que son talent, si souvent loué, soit enfin confirmé par son palmarès.

Mais à l’image d’un Jean Alesi ou d’un Fernando Alonso, toutes proportions gardées, Daniel Ricciardo semble s’être fourvoyé dans ses choix de carrière, rejoignant des équipes au mauvais moment, ou les quittant trop tôt. Son ancienne écurie, Renault, devenue Alpine, n’a-t-elle pas remporté une course cette année ?

Seul le travail dans la continuité avec McLaren pourrait lui permettre d’atteindre enfin son objectif, mais il ne faudra pas prendre trop de temps au risque de voir sa chance définitivement passer.

2 réflexions sur “Daniel Ricciardo dans le club des 200…avec quelques regrets ?

  1. « son ancienne Equipe n’a t’elle pas remporté une course », certes oui, mais clairement partir de Renault vers Mclaren reste un bon calcul, la victoire de Alpine est surtout due a de la chance. La Mclaren propose un package plus performant, et est un vrai candidat aux podiums, c’est la 3° force du plateau (alors que Daniel n’en a pas encore pris la mesure), l’Alpine se bat en derniere constructeur, entre 6° et 7° écurie en 2021 (malgré 2 pilotes qui scorent a part égales)

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